Les transports publics comme jungle sociale
Comment les transports publics virtuels favorisent l'interaction sociale

Les transports en commun sont un véritable labyrinthe social pour tous, régi par des règles non écrites : le contact visuel, la distanciation sociale, la manière de demander de l’aide ou de réagir face à des interactions inattendues. Nombreux sont ceux qui s’y retrouvent intuitivement, mais pour les personnes neurodivergentes, l’expérience est différente : plus déstabilisante en raison de troubles sensoriels, d’une incertitude sociale accrue et d’une moindre capacité d’adaptation automatique.
Virtual Public Transport utilise la réalité virtuelle (RV) pour apprivoiser en toute sécurité ce monde complexe, en mettant l'accent sur les compétences sociales. Ainsi, nous rendons les déplacements autonomes possibles.
Les transports publics comme jungle sociale
Voyager en transports en commun repose sur des habitudes et des interactions : saluer le conducteur, se faire contrôler son titre de transport, faire face à la foule sur le quai ou à un retard annoncé. Pour beaucoup, ces gestes sont automatiques ; pour les personnes neurodivergentes, ils sont souvent source de stress, car les règles sociales restent implicites alors qu’elles sont pourtant indispensables.
La formation traditionnelle est utile, mais manque du réalisme et du contexte stimulant d'une gare animée ou d'un bus bondé. La réalité virtuelle simule de manière réaliste cette jungle sociale : un passager assis trop près, devoir demander de l'aide lors d'un détour, ou être interpellé sur son comportement. Des études montrent que la réalité virtuelle peut réduire l'anxiété et renforcer les compétences sociales dans ces situations.
Que fait exactement Virtual OV ?
Équipés de casques de réalité virtuelle, les participants s'entraînent dans un environnement contrôlé : embarquement, planification d'itinéraire et, surtout, interactions sociales. Les scénarios progressent de situations relativement simples (rester assis tranquillement, se familiariser avec l'environnement) à des interactions plus complexes (demander de l'aide, répondre à des questions ou des commentaires).
Trois éléments sont importants pour développer les compétences sociales :
- Un espace de pratique sécurisé.
Faire des erreurs n'a pas de véritables conséquences. Une interaction difficile peut être répétée autant de fois que nécessaire, ce qui réduit le stress et renforce la confiance en soi. - Retour d'information et réflexion
Les animateurs peuvent fournir un retour d'information ciblé : « Qu'est-ce qui vous a paru difficile ? Qu'est-ce qui a fonctionné ? » Certaines applications de réalité virtuelle fonctionnent avec une sorte de voix intérieure ou de coach qui aide à expliciter les règles sociales pendant ou après la situation. - Personnalisation et structure
Les scénarios peuvent être adaptés au niveau et à l'assistance requis : d'abord une simple salutation, puis poser une courte question, puis gérer des stimuli ou des changements inattendus.
De la réalité virtuelle aux attractions réelles
Les transports publics virtuels constituent une étape intermédiaire vers une application pratique, et non une fin en soi :
- Pratique de la réalité virtuelle : se familiariser avec la jungle sociale et les interactions typiques.
- Balades guidées : vivre les mêmes moments qu'en vrai, en compagnie d'un guide.
- Réflexion : comparer ce qui a été pratiqué en réalité virtuelle avec ce qui s’est passé dans la vie réelle et identifier les réussites.
- Indépendance : progresser étape par étape, de la demande d'aide à la navigation (partiellement) autonome.
Les participants reconnaissent les situations et les lieux et réagissent avec plus de calme : « Je connais cela grâce à la réalité virtuelle, je sais quoi faire. » Des études sur la formation en réalité virtuelle aux compétences quotidiennes montrent que ces situations pratiquées peuvent être transférées au monde réel.
Technologies pour l'inclusion
Les transports publics virtuels allient innovation technologique et impact social : la réalité virtuelle comme tremplin vers la participation. Pour l’éducation (spécialisée), les organismes de santé et les municipalités, cela représente une opportunité de renforcer l’inclusion, notamment pour les personnes présentant une déficience intellectuelle légère, un trouble du spectre de l’autisme, un trouble spécifique du langage ou un traumatisme crânien acquis, pour qui les aspects sociaux des transports publics constituent le principal obstacle.
Contactez-nous pour une démonstration ou un projet pilote – ensemble, nous dompterons la jungle des réseaux sociaux et rendrons les interactions sociales dans les transports publics plus gérables.










